Paroles

Relie tes ratures

Ce ne sont pas quelques lignes de plus sur nos peaux tannées que je veux inscrire, aucun tatouage, aucun code facile, mais des caresses au scalpel, des mots incisifs, des images volées à nos existences possibles, je veux dire que la vie est une poésie sauvage et griffée où émerge parfois le sourire du rêve, une baffe qui aurait de la gueule, un spasme jouissif, essorer des distorsions dans nos machines à lover, faire l’humour pour avorter, donner sens à d’autres naissances, donne-moi cette sagaie que je crève la feuille, et ton ouïe, et ton huis, ouvre-moi ta porte mon ami, mon blues est une quête.

Relie tes ratures

Ce ne sont pas quelques lignes de plus sur nos peaux tannées que je veux inscrire, aucun tatouage, aucun code facile, mais des caresses au scalpel, des mots incisifs, des images volées à nos existences possibles, je veux dire que la vie est une poésie sauvage et griffée où émerge parfois le sourire du rêve, une baffe qui aurait de la gueule, un spasme jouissif, essorer des distorsions dans nos machines à lover, faire l’humour pour avorter, donner sens à d’autres naissances, donne-moi cette sagaie que je crève la feuille, et ton ouïe, et ton huis, ouvre-moi ta porte mon ami, mon blues est une quête.

Au début, c’est toujours rose
On se regarde comme des flamants
Deux sur une patte, c’est marrant
Ça tient debout, bref, c’est l’osmose
Au début, c’est toujours rose
On est comme des mômes en goguette
Cache-cache dans la couche, limite layette
Que des baisers, pas d’ecchymoses

J’ai fait des schémas
J’ai fait des canevas
J’ai fait des tableaux, des photos
J’ai fait ça comme il faut
Avec de sacrées perspectives
Mais c’est bien là la dérive :
C’était vraiment trop clair…
J’y ai vu cette couleur
J’y ai pas trouvé mon bonheur

A la longue, c’est toujours rose
Ces aventures sans lendemain
Une fleur fanée dans chaque main
Quand on ne va pas au fond des choses
A la longue, c’est toujours rose
On multiplie et on s’y pique
Le coeur plein d’épines, comme c’est épique
Mais c’est le désert qu’on arrose

A la fin, c’est toujours rose
Mais c’est sur la peau d’autres amants
Et sur la face des autres gens
L’amour fait de la couperose
A la fin, c’est plus très rose
Y a comme un sacré tempo qui bouge
Le sang bout, on passe au rouge
Mais ça suffit, j’ai eu ma dose

J’y ai vu cette couleur
J’y ai pas trouvé mon bonheur
Alors j’ai appelé ma soeur
Et elle m’a dit :
“Faudrait te faire une fleur…”

Tu veux l’âme soeur pour la vie
Ou bien un cul juste pour la nuit
Femme brune un mètre soixante
Homme marié dans les quarante
Veuillez entrer votre code PIN
Et indiquer vos origines
Tu en verras bien des couleurs
Bienvenue au zoo du bonheur

Ça t’incite
Ça t’excite
En rose ou anthracite
Chat, mail, tweet, shit
Devant l’écran tu fais sissite


On est tout seul, on broie du noir
On réfléchit devant le miroir
On n’est pas tellement cérébral
Dans sa cage, comme un animal
On donnerait bien des cacahouètes
Pour attirer l’alter ego
Qu’il fasse enfin quelques pirouettes
Pour ouvrir la grille du zoo

A genoux !
Ah je noue !
Tu es si seul(e) mais tu insistes
Tu cours après ton tour de piste
Et quitte à faire un four
C’est quand même fou
Ce que l’amour
Ça suscite
Ça suscite
Ça suscite…


Nous sommes quand même une drôle d’espèce
Prête à payer de notre personne
Pour dégoter une paire de fesse
Avec un cerveau muni d’un klaxon
Il faut à tout prix qu’on se rencontre
Mots de passe baratineurs
On s’exhibe comme des monstres
Bienvenue au zoo du bonheur

Y a comme une rupture de synapses
Le souvenir n’est plus ce qu’il était
J’ai du boulot, sers-moi un schnaps
L’amertume me fait de l’effet
J’attends que l’espoir me promette
Son stand by en boucle
Tous ces implants sur la comète
Me rasent, alors je la boucle.

Doré, navrant, j’irai de l’avant
En matant bien mon derrière
L’avenir a quelque chose d’indécent
Qui m’remonte, fait quel temps hier ?
Hey faut pas pousser, y a du monde
Quelques gouttes pour un précipité
Mais où est passé Thierry la Fronde ?
J’voudrais sortir de la télé.

Je crois que j’ai un petit peu perdu
Un peu perdu la mémoire
C’est malin ma tête dans l’cul
Il fait tout noir
J’en reviens pas d’être parti
Et ça va me mener où ?
Je m’interroge, ça me torture
C’est aliénant : qu’est-ce que je fous ?!

On m’avait pourtant prévenu
Tu finiras par oublier
J’me souviens plus, c’est différent
J’aurais besoin d’être tenu
De l’amidon sur mon blazer
J’vais r’mettre le nez dans mes affaires

Encore une paire de pompes qu’est complètement usée
C’est quand même pas possible tout ce qu’on peut faire à pieds
Celles-ci m’allaient comme des gants, les voilà foutues
Va falloir se résoudre à les mettre au rebut
Et quand je pense à tout c’qu’on a fait tous les deux
Y a pas beaucoup de femmes qui peuvent t’épouser mieux
Oh vin dieu !

Encore une paire de grolles qui s’en va, qui me lâche
Sont toutes rafistolées, moi j’aime pas quand on gâche
Ça faisait pourtant un bail qu’on usait les cailloux
A faire le P’tit Poucet, elles et moi, tout partout
Arrive un jour où faut se rendre à l’évidence
Les contes sont faits, j’suis assigné à résidence
Et comment je danse ?

J’peux quand même pas y aller pieds nus
Les doigts en éventail, on bouge plus
Surtout si c’est sur la plage arrière
T’façon j’ai pas d’auto et j’en suis fier
Même si en marche you win, sur place you lose
J’crois bien que j’ai chopé le blues des shoes


Encore une paire de tatanes à mettre à la benne
C’est comme la s’melle, j’suis déchiré, j’ai de la peine
Elles et moi on était comme les doigts de la main
Ça claquait droit dans mes aimables brodequins
Le cordonnier a revêtu son habit de croque-mort
A ouvert la poubelle et il m’a mis dehors
Ça alors !

Presse

"(...) Poète de l’extrême, fervent défenseur de sa langue natale, ZU façonne la langue de Molière tel un orfèvre, il sculpte les mots et jongle avec de façon malicieuse et jouissive (...)"

Alain Betton (Paris Move)

"(...) Ils sont peu nombreux à chanter le blues en français, et pourtant ZU a fait ce choix difficile et c’est une réussite (...)"

Christian Le Morvan (Blues Magazine)

"(...) Ses champs de coton, ZU les a créés de toute pièce entre Bordeaux, Paris et Lyon et c’est là qu’il a fait pousser des refrains qui sentent bon les accents empruntés à Bashung et à Bill Deraime mais aussi à Brassens ou encore à Bergman (...)"

Fred Delforge (Zicazic)

"(...) ZU déroule les multiples facettes de son talent sans être surplombé par les silhouettes intimidantes et castratrices des maîtres historiques (...)"

André Fanelli (Feeling Blues)

Presse

"(...) Poète de l’extrême, fervent défenseur de sa langue natale, ZU façonne la langue de Molière tel un orfèvre, il sculpte les mots et jongle avec de façon malicieuse et jouissive (...)"

Alain Betton (Paris Move)

"(...) Ils sont peu nombreux à chanter le blues en français, et pourtant ZU a fait ce choix difficile et c’est une réussite (...)"

Christian Le Morvan (Blues Magazine)

"(...) Ses champs de coton, ZU les a créés de toute pièce entre Bordeaux, Paris et Lyon et c’est là qu’il a fait pousser des refrains qui sentent bon les accents empruntés à Bashung et à Bill Deraime mais aussi à Brassens ou encore à Bergman (...)"

Fred Delforge (Zicazic)

"(...) ZU déroule les multiples facettes de son talent sans être surplombé par les silhouettes intimidantes et castratrices des maîtres historiques (...)"

André Fanelli (Feeling Blues)

Beulogue

Le beulogue est au blog, ce que la soupe est à la grimace.